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Perigüers Estocada - La dague, l'arme du dernier recours dans un combat médiéval

Deux combats de Perigüers Estocada à la dague

La dague dans les arts martiaux médiévaux

Dans les arts martiaux médiévaux, la dague n’est pas un simple instrument de duel ou de rixe. C’est l’arme de proximité par excellence : celle que l’on peut porter sur soi, celle qui prolonge naturellement la lutte, et celle qui devient décisive lorsque la distance se réduit.

Chez le maître Fiore dei Liberi, la dague vient après l’abrazare. On y retrouve donc une même logique de corps-à-corps : entrer dans la distance, contrôler le bras armé, déséquilibrer, projeter, verrouiller ou désarmer. Mais cette fois, la présence d’une lame courte rend chaque échange plus direct et plus dangereux.

Cette importance de la dague se retrouve aussi dans la tradition de Johannes Liechtenauer. Les sources liées à Hans Döbringer, Peter von Danzig et au Codex Danzig montrent que le combat rapproché, le ringen, la dague, l’épée courte et le combat en armure appartiennent à un même ensemble martial, où l’on doit savoir passer d’une distance à l’autre.

Chez Perigüers Estocada, même si les entraînements en semaine se concentrent désormais davantage sur l’épée longue, la dague reste une base importante pour comprendre le combat médiéval. Elle permet de faire le lien entre la lutte, les armes longues, la demi-épée et le combat en armure.

À travers des techniques issues des manuscrits, nous travaillons notamment :

  • les parades face aux estocs descendants ou montants ;

  • les clés articulaires, projections et désarmements ;

  • le contrôle du bras armé et de la distance ;

  • l’usage défensif ou offensif de la dague ;

  • la transition entre corps-à-corps, dague et armes plus longues.

Pratiquer la dague aujourd’hui, ce n’est pas rejouer une simple scène de combat : c’est apprendre à gérer la pression, le déséquilibre, la proximité et la prise de décision dans un cadre moderne, progressif et sécurisé.

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